La SNCF met progressivement en place en France son nouveau dispositif visant à connecter les trains, dont les TGV qui roulent à plus de 300km/h, en Wifi. Le projet, dont le coût est estimé à 20 millions d’euros, a réuni pendant 3 ans de grandes entreprises françaises comme Capgemini, Alsthom, Bolloré et Orange Business Services.
La première ligne à en profiter est la ligne TGV est qui relie Paris à Strasbourg. Lancé fin 2007, Internet sur une ligne de train à grande vitesse a été une première mondiale. Le taux de transfert est d’environ 200Ko/s, ce qui reste tout à fait convenable pour une connexion mobile.
Fait amusant : une liste de site pornographiques a été établie et leur accès a été bloqué. De même, le téléchargement en peer-to-peer est « banni ». Je ne trouve pas d’informations plus détaillées sur les procédures mises en place.
Une fois connecté, l’utilisateur tombe sur un portail de contenus type Orange avec des jeux et des informations. sur les Thalys, premiers trains équipés de la technologie, le wifi est payant : 6,50 € de l’heure, ou 13 € pour l’ensemble du trajet (l’offre semble plus ou moins calquée sur le principe de facturation des clés 3G).
Concrètement, chaque train est équipé d’une antenne qui assure une liaison internet par satellite (EutelSat). Le réseau est étayé par les réseaux terrestres classiques (3G, GPRS, Wifi) lorsque la connexion satellite n’est pas disponible (dans les tunnels).
Routeurs, relais, antennes,… Les partisans du principe de précaution sur les ondes électromagnétiques vont se régaler. Evidemment, quand une ligne est équipée, c’est l’ensemble de ses trains qui profite du dispositif. La bonne nouvelle, c’est qu’avec un niveau d’ondes qui doit frôler la supernova, on aura peut-être du pop-corn gratuit dans les voitures-bars.
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