Le génocide à Gaza à travers les yeux des soignants

En dépit de ce que rapportent certains médias, nombreux sont ceux qui continuent d’ignorer la réalité tragique qu’est la guerre de Gaza. Malgré les chiffres alarmants fournis par la ONU, qui qualifie de manière explicite ces actes de génocide, une fraction de la population demeure en déni.

Un article récent du British Medical Journal témoigne de la gravité de la situation à travers les récits de médecins d’ONG opérant sur le terrain. Beaucoup d’entre eux, ayant une solide expérience des conflits, affirment qu’ils n’ont jamais été confrontés à une telle réalité.

Cette étude repose sur des journaux tenus par ces professionnels de santé durant leurs heures de travail. Ils décrivent les types de blessures les plus fréquentes tout comme les maladies physiques et mentales observées. Il est évident qu’avec une telle afflux de patients, certains cas ont pu ne pas être enregistrés.

Pourtant, ce rapport ne mentionne pas directement le terme génocide. Néanmoins, avec les données recueillies, il est difficile d’ignorer l’ampleur de la tragédie.

Les blessures les plus fréquentes dans la guerre de Gaza

Cette recherche a impliqué 78 médecins et infirmiers venus d’ONG d’Europe et d’Amérique du Nord. Leur déploiement à Gaza s’étendait de 2 à 12 semaines, soit un total de 322 semaines de soins cliniques entre août 2024 et février 2025.

Les statistiques font état de 23 726 blessures liées à des traumatismes et 6 960 blessures causées par des armes. Parmi ces traumatismes, les brûlures sont prédominantes, représentant 18 % des cas, suivies des blessures aux jambes et aux bras, respectivement à 18 % et 15 %. Les explosifs sont la principale cause de ces blessures, touchant majoritairement la région de la tête. L’étude indique que 68 % des lésions sont des brûlures, et que 28 % concernent la tête, alors que les blessures par armes à feu sont principalement observées aux jambes, à hauteur de 23 %.

Mais il n’y a pas que des blessures…

Un génocide ne se limite pas à des bombes et des balles. Il affecte la population de manière directe et indirecte. Ce rapport souligne la perte tragique de vies avant même la naissance. En effet, 742 cas obstétriques ont été identifiés, dont un tiers concernait la perte du fœtus, de la mère ou des deux.

De nombreux cas de malnutrition et de déshydratation ont également été signalés. Le manque d’infrastructures sanitaires et d’accès à une alimentation adéquate a entraîné de nombreux cas de gastro-entérites, souvent mortelles en raison d’un système immunitaire affaibli. De plus, des cas de sepsis ont été fréquemment observés, les infections non traitées pouvant s’avérer fatales.

Que dire de la santé mentale ?

Au-delà des blessures physiques, ces soignants rapportent également des cas multiples de traumatismes psychologiques parmi la population palestinienne. La dépression, le stress post-traumatique et l’idéation suicidaire sont des réalités effrayantes, que les conflits ravagent sans avoir besoin d’armes.

Les horreurs d’un génocide

Les constatations de cette étude sont alarmantes. Environ 70 % des soignants ont géré des cas de blessures sur deux ou plusieurs sites anatomiques. De plus, 77 % ont été témoins de 5 à 10 événements avec des victimes multiples, et 18 % ont observé plus de 10 événements. Ces expériences ont profondément marqué les professionnels de santé, qui n’ont jamais vu une telle amplitude de blessures et de destructions dans d’autres conflits modernes.

Les récits évoquent des blessures grotesques, des lésions internes et des traumatismes sur des enfants. Ces enfants, brûlés, meurent sans savoir pourquoi, victimes d’une brutalité sans nom. Selon les dernières estimations, le nombre de 59 000 Palestiniens décédés et plus de 143 000 blessés a été rapporté depuis le début des hostilités. Les chiffres continuent d’augmenter.

Ces statistiques, souvent sous-évaluées, laissent présager que le nombre de victimes pourrait être bien plus élevé. Il s’agit d’un conflit où un camp attaque alors que l’autre ne possède même pas les ressources pour se défendre.

Article rédigé par :

Adepte de fantasy et de science-fiction, j'adore les récits bien construits et les univers riches. Je dévore les grandes sagas de livres et de séries ! J'écris avant tout pour partager mes découvertes.

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